Revenir au pôle poumon
  • Qu’est-ce qu’une Biopsie ? Principes et indications :

    Lors de la réalisation d’un examen d’imagerie (radiographie, scanner, échographie, IRM, Pet-scanner, scintigraphie…), une image « anormale » a été mise en évidence pour laquelle votre médecin se pose des questions sur sa nature (cancéreuse, infectieuse, inflammatoire…). Malgré les différents examens réalisés, il est parfois nécessaire, dans le cadre d’une suspicion de pathologie cancéreuse, d’avoir une certitude diagnostique pour adapter la prise en charge thérapeutique nécessitant une biopsie.

    Une biopsie thoracique ou abdominale, consiste à faire une piqûre dans la cavité thoracique ou la cavité abdominale pour réaliser un ou plusieurs prélèvements. Ces prélèvements seront analysés au microscope par les anatomo-pathologistes.

    Cette biopsie peut, dans la majorité des cas, permettre de connaître la nature de l’image sur laquelle nous nous interrogeons tous en évitant une intervention chirurgicale.

    Elle sera pratiquée avec votre consentement et vous avez, en effet la liberté de l’accepter ou de la refuser.

    Le médecin radiologue est qualifié pour juger de l’utilité de cette intervention pour répondre au problème diagnostique que se pose votre médecin. Toutefois, il se peut que cette intervention ne donne pas toutes les réponses.

    Il est très important que vous répondiez bien aux questions qui vous seront éventuellement posées sur votre état de santé ainsi que les médicaments que vous prenez (liste écrite des médicaments). Certains traitements doivent en effet être modifiés ou interrompus pour certains examens d’imagerie.

  • Pourquoi faire cette pratique dans le service de radiologie ?

    Nous utiliserons pour nous guider et pour rendre le geste plus sûr, selon les cas, le scanner ou l’échographie. Ces techniques permettent de bien repérer les organes, de choisir le bon point d’entrée de l’aiguille et de suivre son trajet.

    Dans l’hypothèse où on vous proposerait une ponction sous scanner, il faut savoir que si cette technique utilise des rayons X, aucun risque n’a pu être démontré chez les patients compte tenu des faibles doses utilisées et des précautions prises pour limiter au strict minimum la zone examinée. Toutefois pour les femmes enceintes, des précautions doivent être prises systématiquement : c’est pourquoi il est important de signaler si pouvez être dans ce cas.

  • Déroulement de l’examen

    Votre coopération est essentielle : elle contribuera à la rapidité du geste de ponction et diminuera les risques de douleur et de complications. Vous devez rester immobile pendant l’ensemble de la procédure et arrêter de respirer quand le radiologue vous le demande.

    La ponction biopsie comprend trois étapes principales :

    • 1) Le repérage de l’organe ou de la lésion grâce à l’échographie ou au scanner.
    • 2) L’anesthésie locale au niveau du point de ponction. Elle provoquera une petite douleur de courte durée (comme chez le dentiste).
    • 3) L’introduction de l’aiguille et la ponction biopsie : Le premier passage de l’aiguille en profondeur peut être désagréable, après cela, vous n’aurez plus de sensation de pression sous la peau.
      Plusieurs types d’aiguilles peuvent être utilisés selon la nature et la profondeur du prélèvement à effectuer, mais il s’agira toujours d’aiguilles à usage unique pour éviter toute transmission d’infection d’un patient à un autre. Les aiguilles automatiques font souvent un petit déclic sonore au moment du prélèvement. Il est souvent nécessaire de faire plusieurs prélèvements.

    Si cela était nécessaire, un calmant vous sera proposé avant la réalisation de la ponction biopsie. Le temps nécessaire pour effectuer la ponction est variable avec le mode de guidage, et la difficulté du geste, mais il ne dépasse généralement pas 30 minutes.

  • Quelles complications peuvent survenir pendant et après la ponction ?

    Toute intervention sur le corps humain, même conduite dans des conditions de compétence et de sécurité maximales, comporte un risque de complication.

    Risque de pneumothorax : Pendant ou après une ponction du thorax, de l’air peut passer dans la plèvre (entre la paroi et le poumon) entraînant une douleur du dos et de l’épaule, et une gêne à la respiration. Ces signes disparaissent le plus souvent spontanément ; exceptionnellement ils conduisent à placer un petit tuyau (drain) pour évacuer l’air. Cette complication est systématiquement recherchée par une radio des poumons quelques heures après la ponction.

    Certaines personnes peuvent cracher un peu de sang de façon transitoire. Une respiration calme et régulière aide à minimiser ce phénomène. Il est exceptionnel qu’une blessure d’un vaisseau soit à l’origine d’une hémorragie nécessitant une transfusion de sang, de dérivés sanguins, ou une intervention pour arrêter le saignement.

    Embolie gazeuse : L’entrée d’air dans les vaisseaux et la migration de cet air vers le cerveau sont tout à fait exceptionnelles. Pour l’éviter, écoutez attentivement les consignes du médecin lorsqu’il vous demande d’arrêter de respirer et d’éviter de tousser pendant la ponction. Une complication conduisant au décès est rarissime.

    En pratique : prévenez-nous à la moindre gêne respiratoire, en cas de douleur persistante ou de signes anormaux, tels fièvre, frissons, vertiges.

    Pendant une ponction abdominale, des douleurs thoraciques ou abdominales (selon la région et l’organe ponctionnés) peuvent apparaître après la ponction : elles sont le plus souvent transitoires et calmées par les médicaments.
    Une douleur de l’épaule droite peut survenir dans le quart d’heure qui suit une ponction du foie ; vous la signalerez aussitôt à l’équipe médicale ; généralement elle sera rapidement soulagée par des médicaments.
    La blessure de la paroi du tube digestif peut exceptionnellement rendre nécessaire une intervention chirurgicale.
    Les urines peuvent être teintées de sang, après une biopsie du rein : cette hémorragie est passagère. Très rarement une hémorragie nécessitera une transfusion de sang, de dérivés sanguins, ou une intervention. Les décès après une ponction sont tout à fait exceptionnels.

  • Y a-t-il les conduites à tenir après l’examen ?

    Vous serez surveillé attentivement par le personnel soignant. On vous indiquera si vous devez rester allongé et pendant combien de temps. La durée pendant laquelle vous devrez rester en radiologie ou dans l’établissement dépend du type de ponction.

  • Quand les résultats seront-ils disponibles ?

    Une rapide analyse permettra de dire si les prélèvements ont bien rapporté suffisamment de matériel L’analyse plus complète prendra de trois jours à une semaine. Les résultats seront alors adressés dans les meilleurs délais à votre médecin qui alors vous les commenter.

  • Ce que vous devez faire :

    Les examens de sang que vous devez faire avant l’intervention :

    Avant l’examen, on vous demandera de faire des analyses médicales pour vérifier que votre sang coagule bien.

    Apportez le jour de l’examen

    • La demande de votre médecin (ordonnance, lettre …)
    • Les résultats du laboratoire concernant la coagulation
    • Le dossier radiologique en votre possession (radiographies, échographies, scanner, IRM…) – la liste écrite des médicaments que vous prenez.

    Pour l’examen

    • A l’exception des médicaments que l’on vous aurait précisément demander d’arrêter, vous prendrez normalement les autres traitements.
    • Vous ne mangerez pas, ne fumerez pas et ne boirez pas pendant 3heures avant l’examen. – pour être plus à l’aise, il est conseillé d’aller aux toilettes avant la ponction.

    Après votre retour à domicile :

    • Vous ne devez pas conduire pendant les premières 24 heures
    • Eviter les exercices physiques intenses dans les 48 heures suivantes
    • Vous organiser pour, en cas de problème, pouvoir rejoindre rapidement l’établissement.
    • En cas de douleurs persistantes ou de signes anormaux (fièvre, frissons, vertiges…), il est important de contacter immédiatement votre médecin ou notre équipe au secrétariat de la radiologie.

    D’une manière générale, n’hésitez pas à fournir tout renseignement qui vous paraîtrait important à communiquer et à nous informer de toute maladie sérieuse.