• Qu’est-ce qu’un examen de radiofréquence ?

    La radiofréquence est une technique de traitement mini invasif des liaisons tumorales malignes primitives ou métastatiques.

    Elle consiste à détruire la tumeur en utilisant une source d’énergie et en « brulant » les tissus atteints. La chaleur permet la destruction de la tumeur.

    Cette intervention est guidée par un examen radiologique : échographie, scanner ou plus rarement IRM.

  • Dans quels cas utilise-t-on cette pratique ?

    Cette technique peut être réalisée dans différents cas :

    • Cancers du poumon
    • Cancer du foie
    • Cancer du rein
    • Lésions osseuses

    Un traitement par radiofréquence est décidé lors d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), réunissant plusieurs médecins de disciplines complémentaires en cancérologie :

    • Chirurgiens,
    • Oncologues,
    • Radiothérapeutes,
    • Radiologues,
    • Anatomopathologistes …
  • Qui réalise l’examen ?

    Ce traitement est le plus souvent réalisé par un radiologue sur-spécialisé, car l’aiguille qui est utilisée pour le traitement est introduite par voie percutanée sous guidage d’un contrôle en temps réel de l’image.

    Ce guidage peut être :

    • Unimodal : sous guidage échographique par exemple.
    • Multimodal : sous guidage mixte scanographie et échographique par exemple.

    Cependant la radiofréquence peut être effectuée en per-opératoire, en couplant un traitement chirurgical dans un même temps opératoire.

    Radiofréquence réalisée en per-opératoire d’une chirurgie hépatique

  • Que faut-il faire avant l’intervention ?

    Avant l’intervention, une consultation avec le radiologue interventionnel et l’anesthésiste sont nécessaires ; elles permettent d’éliminer les contre-indications à l’intervention, d’expliquer le geste précisément, d’en connaître les bénéfices et les complications. Le statut général de santé du patient est alors réévalué et ses traitements sont répertoriés.
    Une hospitalisation très courte est nécessaire, en moyenne d’une nuit après l’intervention.

  • Déroulement de l’intervention

    Le principe est simple : tout d’abord, le patient bénéficie d’une anesthésie générale (parfois simplement locorégionale), ensuite sous repérage de l’image, le radiologue introduit une sonde (aiguille) dans la tumeur dont l’extrémité chauffe à plus de 80°C, pendant une quinzaine de minutes environ.
    La chaleur a pour effet de détruire la tumeur, c’est pour cela que ce traitement se nomme « thermoablation ».
    Il suffit ensuite de retirer la sonde et l’opération est terminée, sans cicatrice.
    La durée de l’intervention est en moyenne d’une heure.

  • Complications

    Les risques sont peu importants, il peut survenir :

    • Une hémorragie,
    • Une brûlure d’un organe adjacent,

    C’est pour cette raison que l’expérience du radiologue est importante tant dans la réalisation que dans l’indication du geste.

  • Que faut-il faire après l’intervention ?

    Le suivi nécessite une simple surveillance régulière : clinique et radiologique par scanner et/ou IRM, comme après une chirurgie classique.
    Ainsi en cas de récidive locale, de résidu ou de difficulté balistique, il sera possible de traiter à nouveau la lésion par cette même technique.